"Que tout est noir", D. Saez. *
Des litres de larmes déversés après 5:36 minutes d'écoute.
Putain... Comme j'ai mal, et comme tout se bouscule tout à coup.
10semaines... 10semaines, à ne te voir que "2" petits jours par semaine.
J'ai envie de vomir. Je pleure. J'ai mal.
Comment te dire, quand t'es pas là, que moi sans toi, ça ne veut rien dire...
Comment te dire, dis-moi? Que moi sans toi, c'est comme un rire, qui ne trouve pas vers où mourir...
J'ai si mal quand tu n'es pas là. Quand je te vois partir. Quand tu t'es éloigné ce matin... Mes yeux remplis de larmes cherchaient nul part un point d'appui, ton regard, qui ne croisait pas le mien. Peut-être en fût-il mieux ainsi. Mais si tu savais comme je t'aime... Comme je te tuerais si je te serrais autant que je t'aime. Comme tu me tues dans tes absences. Mais comme tu me fais pourtant vivre quand je sens ton souffle près de moi. Quand tu me tiens la main. Quand, endormi, tu poses ta main sur mon sein. Je t'aime.
Mais j'ai besoin de toi, Moi. Moi, j'ai besoin de ton sourire et de te voir vivre pour ne plus sombrer.
Tu es l'unique personne qui ait su m'imerger de cette vase où je me noyais, jour aprés jour, nuit aprés nuit. Tu ne t'imagines pas comme je me suis accrochée à toi, et comme je crois en nous, pour Vivre...
Je n'avais plus rien. Qui peut comprendre ça? Rien. Mes amis m'avaient abandonnés, ma famille ne me semblait pas Soutien, je ne parlais jamais. Je venais de subir une trahison comme il n'en existait pas. Et ils m'avaient abandonné, eux aussi, tous les 3. Viol de l'âme. J'écrivais, mais au fond, rien ne sortait. Si tu savais, comme j'étais mal, comme j'étais anéanti, et comme je n'en pouvais plus. Comme je voulais mourir parce que plus rien ne m'accrochait ici. J'étais comme fantôme, dis, toi, tu sais ce que c'est que d'être un fantôme? J'étais en vie, sans être.
Et tu n'es pas là. Je sens ton odeur, et me dis que Samedi, ça n'est pas loin. Mais il peut se passer tellement de choses jusque là. Comme j'ai si peur, loin de toi. Alors je ferme les yeux et m'imagine que tu es derrière moi. Qu'en tendant mes mains, tu me les prendras, que tu m'enlaceras, et laisseras tes lèvres touchées ma peau et me dire que tu m'aimes.
Mais non. T'es pas là. Non, il n'y a personne.
C'est le néant. Comme il l'a été pendant 5mois.



